[LAMARTINE - Autographes] - Lot 8

Lot n° 8
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Estimation :
700 - 900 EUR
[LAMARTINE - Autographes] - Lot 8
[LAMARTINE - Autographes] Ensemble de 15 lettres autographes signées ou billets signés ou lettres signées d'Alphonse de Lamartine, entre 1836 et 1864, parfois sur papier à lettres à son chiffre couronné, concernant des renouvellements d'abonnement au Journal "Le Pays"(1852, 1856), à propos d'une pétition sur la surveillance des condamnés libérés (1841), des remerciements, et surtout deux longues lettres autographes signées de février et mars 1862. Dans la première, il évoque une fausse rumeur sur sa soi-disant maladie qui l'empêcherait d'écrire alors qu'il est sur le point de faire paraître ses oeuvres complètes en 40 volumes : "Cette nouvelle était heureusement fausse, la providence qui m'éprouve au soir de ma vie, me conserve au moins la santé et le travail, armes de la lutte avec la mauvaise fortune. Ai-je besoin de vous dire que cette assertion malveillante suspendit immédiatement toute souscription à mes oeuvres complètes, seul moyen de libération pour moi, seule ressource de ceux à qui je dois mon travail". (2 pages in-4). Dans la seconde lettre, le 24 mars 1862, il fait part de ses déboires pécuniers et demande un prêt : "A la veille d'une expropriation et d'une vente forcée de mes biens, vente plus immense pour mes créanciers que pour moi-même, j'ai cru au coeur de mes amis littéraires et je ne me suis pas trompé. L'empressement de mes abonnés à prévenir cette extrémité au moyen d'un prêt insignifiant pour chacun d'eux et libérateur pour moi a été aussi prompt que cordial (...). Il me manque encore cent vingt mille francs pour prévenir la vente judiciaire du gage de ces créaniers nécessiteux qui ne trouveraient que déception dans le prix de ces propriétés décimées par les frais de Justice, etc, etc." A cet ensemble, sont jointes 6 lettres autographes signées et une lettre signée de son épouse Elisa Birch (de 1840 à 1857) dont une de 3 pages 1/2 concernant un "livre d'applications simples et claires, familières, pour l'Association formée pour instruire et ramener dans la bonne voie les jeunes filles qui s'en sont écartées", - une lettre autographe signée de Valentine de Cessiat, nièce du poète, de mars 1870, - une lettre autographe signée de son père "Lamartine aîné", du 2 floréal an 13 (avril 1805), - et enfin, 3 lettres autographes signées de l'écrivain et poète Adam Salmon relatives à Lamartine, adressées au "Maître" Auguste Dorchain, écrivain également, dont 2 avec enveloppes timbrées (1924, 1925). Expert : Cabinet Valleriaux contact@valleriaux.com Veuillez demander les rapports de condition avant la vente : ils ne sont pas intégrés dans les fiches.
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