Lot n° 125
Estimation :
2500 - 3000
EUR
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Result
: 9 675EUR
Victor BRAUNER (1903-1966) - Lot 125
Victor BRAUNER (1903-1966)
Tête de chat, 1957
Dessin à l'encre et gouache sur galet, daté 2.57
Hauteur : 13 cm ( avec le socle)
Nous remercions Monsieur Samy Kinge d'avoir aimablement confirmé l'authenticité de cette oeuvre par email.
Pierre Dumayet a publié son texte « Brauner le vertige », daté d'avril 1987 pour introduire le catalogue de l'exposition intitulée « Formes Rituelles II » au Centre d'Art Contemporain au Château de Tanlay. Il y relate un entretien télévisé avec Françoise Dumayet en 1961 pour « Terre et Arts » dans lequel Victor Brauner dit spontanément à propos d'une pierre noire striée de blanc trouvée dans un ruisseau :
« En réfléchissant, je me suis dit, certainement, il manque juste une petite chose pour que ce personnage devienne vivant ». Il y a toujours eu chez Victor Brauner une nostalgie géologique. Géologique, mais telle qu'un contemporain de nos jours puisse la ressentir. C'est vrai qu'un « travail » - comme on dit dans le milieu artistique - commencé il y a quelques millions d'années peut donner aujourd'hui l'impression d'être fini. […] le passé, le présent, le futur lui semblaient assez niais. Ce qui l'inquiétait, ce qui l'intriguait, c'était la circulation à travers l'aujourd'hui. L'aujourd'hui des pierres, l'aujourd'hui des mythes, l'aujourd'hui de ce qui ne change pas : le désir, le refus du désir ; l'objet, le refus de l'objet. Dans le même entretien télévisuel déjà cité, Victor Brauner déclare : "Il s'agit, si c'est possible, de m'identifier à l'animal. C'est une façon d'aller plus loin, de se dépayser, de perdre la présence dans le monde rée!.
Pour moi, le chien, c'est moi : je m'identifie littéralement au chien. Ce qui me permet d'avoir une grande liberté d'action - par le fait que le chien, dans la réalité, est tout à fait insignifiant. Je peux mieux m'observer en tant que chien qu'en tant qu'être humain.
Le chat, premièrement est nocturne. Il représente la lune. Ensuite il est silencieux. Ensuite il voit loin. De toute manière je peux l'entraîner dans tout ce qui concerne la vie intérieure, la lune, la nuit, l'eau éventuellement.
Le poisson, c'est la vie intérieure, le rêve du paradis perdu.
Le serpent est le seul animal qui ait le contact avec la terre, avec sa chaleur et son humidité. On l'admire et on le craint. »
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